Le mouvement et le déséquilibre

Comment avancer dans la vie - Partie 1 sur 3

La force tranquille
4 min ⋅ 21/04/2024

Le mouvement est relatif

Le mouvement est relatif : nous vivons tous dans une routine, même le fait de ne pas avoir de routine est une routine, et le simple fait d’ajouter une autre habitude devient une lutte pour sortir de ce mouvement alors qu’on a l’impression d’être immobile.

Comme on parle de relativité dans le mouvement, on doit aussi parler de point référentiel : la Terre continue de tourner sans que l’on sente les kilomètres par seconde. À l'inverse, sortir d’un train encore en route risque de nous faire passer un mauvais moment.

Combien de fois n'était-ce qu’une question de point de vue lorsque je n’ai pas osé me lancer, par peur de faire le premier pas en dehors de ma course actuelle ?

Accueillir l’impulsion

Par le simple fait d’exister, nous sommes confrontés à des pressions externes, des stimuli. C’est une réaction en chaîne qui rebondit dans notre système cérébral, parfois libre à nous d’en faire quelque chose en concentrant notre attention sur cet événement.

C’est en dédiant plus ou moins d’attention à cette événement qu’on l’anime par une réponse et qu’on arrive à transformer cette pression en énergie motrice.

On peut se poser la question : à quelles réactions faut-il accorder de l’importance ? Faire le choix s’il faut faire preuve de courage et se lancer sur la base d’une intuition. Ou bien au contraire, s’il faut se passer de les traiter et les considérer comme du bruit.

En tout cas, le point que je veux développer est que l’on agit pour compenser un déséquilibre. L’exemple le plus parlant est notre façon de marcher, qui est une bonne allégorie du mouvement.

Vivre une vie au rythme de croisière

On entend souvent parler de discipline pour parler d’un certain self-control à appliquer à ce qu’on s’est promis de faire. Le bon côté de cette maîtrise de soi est que l’on se construit au fur et à mesure du respect de soi : en restant aligné et concentré sur son objectif.

Le revers de la discipline est que dès lors que l’on échoue, on a tendance à se punir et à se détourner de l’objectif initial. C’est une question perpétuelle : suis-je dans la bonne direction ? La plupart du temps, un moyen simple d’y répondre c’est en se posant une question intermédiaire : pourquoi est-ce que je fais “ça” au final ? Histoire de se rappeler la destination qu’on cherchait quand on s’est fixé cet objectif. Je rajoute, dans mon cas personnel, ma question préférée : est-ce que j’aime ce que je fais en ce moment ? Si oui, c’est déjà une bonne chose pour se créer une habitude. Si non, je me demande si cela me rapproche de mon objectif et si cette charge en vaut la peine.

Je vulgarise la neuroscience en disant que les actions coûtent moins cher en jus de cerveau quand on a l'habitude : les actions répétées construisent des autoroutes dans notre cerveau pour effectuer ces actions de plus en plus instinctivement. C’est aussi un moyen de réduire les excuses pour se lancer, “je fais ça parce que j’ai l’habitude de le faire”.

Je suis coupable de sacrifier mon quotidien et mon plaisir à court terme pour le bien de mon long terme. Peut-être avec une mention honorable de me dire que j’ai un seuil élevé de tolérance à la souffrance. C’est toujours une question de choix, chaque personne doit vivre avec sa part de regret, moi y compris, c’est d’avoir beaucoup négligé mon épanouissement personnel au quotidien au profit d’un idéal moi-du-futur. À ce jour, c’est précisément sur cet équilibre que je lutte.

J’ai eu l’occasion de vivre l’expérience de vacances sur un bateau de croisière, et quand on parle de croisière on peut penser à un rythme lent et qu’on arrive à coup sûr à certaines destinations (l’itinéraire et l’agenda sont déjà bien tracés). En y repensant, je me rends compte que le plaisir est aussi amené par ce qui se passe sur le bateau : les ateliers manuels, les spectacles, les temps calmes au spa, les siestes, les moments à regarder l’horizon, les interactions passagères. En somme, c’est apprécier le trajet autant que la destination.


Pourquoi je fais ça

C’est donc mon premier post de cette newsletter, et à travers cette action je me lance dans ma transformation : être plus créateur que consommateur, documenter ma vie pour que mes passages laissent une trace, clarifier et conscientiser mes pensées, et peut-être un jour baliser ce chemin pour d’autres de mes semblables.

Ma recommendation de contenu qui m’a inspiré et pour t’inspirer

why hobbies are important

L’idée est de se lancer dans une activité qui n’est pas de l’ordre de la responsabilité, du travail, de la famille, mais vraiment du temps pour soi.

Kariza a un style assez particulier dans ses vidéos que je qualifie de cinéma contemplatif. Elle nous produit des vidéos avec des prises longues et une ambiance minimaliste qui va à l’encontre des codes des contenus vidéos de l’époque qui privilégient plutôt des cuts agressives pour saisir nos 8 secondes de capacité d’attention.

On définit un hobby comme un “passe-temps favori” et le terme nous provient littéralement du hobby-horsing qui est une activité sportive où l’on reproduit des mouvements d’équitation en enfourchant un bâton à tête de cheval.

Bien qu’il y ait des compétitions sérieuses et à plus grande échelle, je reproche à ce terme hobby sa légèreté et qu’il insiste sur le fait de les faire passer en second plan. Pourtant, c’est bien ce qu’on pourrait répondre en premier quand on demande “qu’est-ce que tu fais dans la vie ?”.

J’ai une attention particulière à ce sujet, comme je suis moi-même atteint par une certaine culpabilité quand je passe du temps pour moi et pas pour développer ma carrière ou un nouveau business.


Le point clé de ce post

Identifier et combattre cette résistance qui nous empêche de passer à l’acte. Il y a une activité qui te trotte dans la tête depuis des mois voire des années ? C’est le signe qu’il faut te lancer : saisis une date et libère du temps pour essayer.

À méditer

Il y a sûrement un bon dosage de temps consacré aux hobbies, comme il s’agit d’équilibre de vie et de nourrir la passion. Mais peut-on totalement nourrir la passion dans l’équilibre ?

La force tranquille

Par Dany